C’est à moi d’assumer

Récemment, je parlais à une mère qui pendant cette période de confinement,dû au virus Covid-19, me disait que ses journées sont prolongées aujourd’hui. Elle continue à travailler à 60% à distance et elle s’occupe de l’écolage de ses trois enfants. Elle se met au travail avant que les enfants se réveillent à 6h00 et entre 9h00 et 12h00 elle s’assure que les enfants font les devoirs préparés par leurs enseignants. Ses tâches de care (de soins, éducatives et domestiques) ainsi que sa charge mentale ont triplé durant cette période. Mais, elle m’a annoncé fièrement, sans se rendre compte de sa petite mine, il faut bien qu’elle assume !

Je suis toujours navrée d’entendre la solitude derrière « il faut que je l’assume tout seule. » Les enfants représentent l’avenir, la société met beaucoup d’espoir dans le renouvellement de la population. La pression sociétale d’avoir des enfants nous incite à avoir des enfants. Avoir un enfant « différent » est certes une charge plus lourde car leurs besoins prennent plus de temps et peut-être que l’arrivée d’un enfant différent nécessite un temps d’adaptation plus longue que pour les enfants typiques.

Mais si nous avons appris quelque chose durant cette période de confinement, c’est que tout le monde doit être solidaire avec les personnes plus vulnérables que d’autres. Si nous avons pu faire les courses pour nos ainés, porter des masques et se tenir à distance des autres, nous pourrions également aider les parents d’enfants différents à tout moment.

Ne lâchons pas la solidarité !