Une soirée du groupe de soutien

Groupe de soutien 30 octobre 2017

Ceci n’est pas tout à fait un compte rendu de la séance mais ça donne une idée de comment celle-ci s’est déroulée.

Le travail des mères

La majorité des mères ont eu des périodes de travail en tant que mère au foyer alternées avec du travail à l’extérieur. J’ai présenté la recherche de Violaine Guéritault sur le burn-out des mères au foyer. Violaine dit que le travail (domestique) qui incombe majoritairement aux mères a les sept caractéristiques suivantes :

  1. Surcharge de travail. Nous avons évoqué la répétitivité des tâches domestiques, le fait qu’on a l’impression qu’on n’en a jamais terminé. Violaine nous rappelle la petite phrase qui tue, venant très souvent de notre entourage proche : « si tu n’arrives pas c’est une question d’organisation ! »
  2. Absence de contrôle ou contrôle limité sur des situations, événements,… Il y a des rythmes qui sont imposés par d’autres exigences, p.ex. les horaires scolaires, les repas, … On ne peut pas ne pas aller chercher les enfants à l’école, leur donner à manger.
  3. Imprévisibilité, le caractère imprévu des situations ou des événements, … Il y a toujours quelque chose qui nous tombe dessus : un enfant qui a oublié quelque chose et on doit rentrer la chercher.
  4. Absence de récompenses ou de reconnaissance. Il nous semble que notre travail est invisible, que les autres (mari, compagnon, enfants, …) ne voient pas le travail que nous faisons. Ils font comme si c’était normal, que c’est dû. Une des participantes parle de son mari qui lui pose la question tous les jours : « mais qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui ? » et qui ne reconnaît pas ce qu’elle a fait.
  5. Absence de soutien moral et social. Certaines ont de très bonnes amies avec qui elle partage leurs difficultés et qui s’entraident. Les enfants passent d’une maison à l’autre. Pour les autres, ce type de soutien semble incroyable.
  6. Valeur personnelle assignée pour son travail. Ça veut dire que malgré le fait que notre travail n’est pas reconnu, nous croyons qu’il est important. C’est là où le bât blesse, c’est souvent pour cette raison qu’il y a du burn-out parmi les infirmières et infirmiers dans les hôpitaux et parmi les employés en entreprise. C’est que l’entourage ne reconnaît pas l’importance, mais la personne persiste et s’épuise. Violaine dit qu’il est tout à fait possible qu’une mère au foyer en souffre également.
  7. Absence de formation appropriée. Nous avons parlé de comment nous avons appris de nos mères à tenir une maison, à faire le ménage, à cuisiner, à mettre de l’ordre, …

 

Si vous souhaitez faire partie du groupe de soutien de SAMED, il suffit de vous inscrire sur le site web www.samed-association.ch ou d’envoyer un mail à info@samed-association.ch.